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EN BREF
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En 2025, la consommation électrique en France est restée stable, atteignant 451 TWh, un chiffre qui ne montre qu’une légère augmentation de 0,4% par rapport à 2024. Selon le gestionnaire de réseau RTE, cette stabilité est révélatrice d’un retard dans l’électrification des usages, alors que les énergies fossiles continuent de représenter 56% de la consommation énergétique finale. Le taux d’électrification n’a pas progressé, laissant la France en retrait par rapport à ses objectifs climatiques. Bien que la production d’électricité ait fortement augmenté, atteignant 547,5 TWh, la dépendance aux énergies fossiles pose des défis pour la transition énergétique.
Énergie : la consommation électrique en France en 2025 reste stable, reflet d’un certain retard
En 2025, la consommation d’électricité en France a affiché une stabilité notable, se maintenant à 451 TWh, selon les dernières données de RTE. Cependant, cette stagnation souligne un retard concerné dans la transition énergétique du pays, qui peine à se débarrasser des énergies fossiles qui demeurent dominantes. Alors que la France doit faire face à des objectifs climatiques ambitieux, le bilan électrique de 2025 met en évidence une dynamique alarmante, où la dépendance à des sources d’énergie non durables continue de freiner la progression vers une économie plus décarbonée.
État des lieux de la consommation d’électricité en France
Le bilan de la consommation électrique en France en 2025 fait état d’une stabilité par rapport à l’année précédente, avec une légère augmentation de 0,4 %. Toutefois, cela reste un chiffre en retrait d’environ 6 % par rapport à la période précédant la pandémie de COVID-19 et la crise énergétique engendrée par le conflit en Ukraine. Cette stagnation dans la consommation d’énergie atteste d’une insuffisance dans la transition vers des formes d’énergie plus durables et soulève des interrogations quant à la capacité du pays à atteindre ses objectifs environnementaux.
Les énergies fossiles toujours prédominantes
Malgré les avancées dans le domaine des énergies renouvelables, les énergies fossiles demeurent le pilier de la consommation énergétique française. En 2024, elles représentaient encore 56 % de la consommation d’énergie finale, ce qui reflète une réalité préoccupante. L’électricité, en revanche, n’a contribué qu’à hauteur de 27 % à la consommation énergétique totale du pays. Ce déséquilibre met en lumière les défis que la France doit relever pour encourager une transition énergétique plus équilibrée et durable.
Un retard dans l’électrification des usages
La transition énergétique implique non seulement une augmentation de la part de l’électricité dans la consommation totale, mais aussi une électrification des usages, notamment dans des domaines traditionnellement dépendants des énergies fossiles, comme les transports et le bâtiment. Le directeur adjoint de l’économie chez RTE, Olivier Houvenagel, souligne que cette électrification des usages « apparaît en retard par rapport aux trajectoires nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de la France ». Les secteurs à haut potentiel d’électrification, comme les véhicules électriques, les pompes à chaleur pour les bâtiments et les fours électriques pour l’industrie, doivent être transformés pour réussir cette transition.
La nécessité d’un plan d’électrification de l’économie
Reconnaissant cette stagnation et le retard accumulé, le gouvernement français a affiché sa volonté d’accélérer l’électrification de l’économie. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, un plan d’électrification sera présenté dès le printemps. Ce plan visera à cibler les secteurs clés où l’électrification pourrait réduire la dépendance aux énergies fossiles et, par conséquent, diminuer l’empreinte carbone du pays. Ce type d’initiative est crucial pour aligner la France sur ses engagements climatiques à l’échelle internationale.
Évolution de la production d’électricité en France
En dépit de ces défis, la production d’électricité en France a connu une progression de 1,5 % en 2025, atteignant 547,5 TWh. Cette réussite est principalement due au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à la montée de la production d’énergie solaire et éolienne, notamment en mer. Avec un niveau de production à 95,2 % bas-carbone, la France se positionne favorablement pour décarboniser rapidement son énergie.
Impact de la crise énergétique sur la consommation
Les années passées ont été marquées par une crise énergétique qui a profondément affecté les habitudes de consommation. Le pic de la crise énergétique a été atteint en 2022, mais depuis, des changements notables commencent à se dessiner. En effet, 2025 a été l’année où la dynamique baissière de la consommation d’électricité s’est interrompue. Cela signifie que les Français, tout en ayant conservé une certaine stabilité dans leur consommation électrique, doivent maintenant faire face à l’urgence de transformer leur système énergétique pour réduire leur dépendance aux sources fossiles.
Enjeux de décarbonation et empreinte carbone
La décarbonation des usages au-delà du secteur électrique est primordiale. L’empreinte carbone de la France est l’une des plus faibles d’Europe, se situant juste derrière la Norvège. Cependant, comme le souligne Olivier Houvenagel, « l’enjeu maintenant, c’est vraiment de pouvoir décarboner les autres usages ». La nécessité d’atteindre un équilibre entre les différents secteurs de consommation est incontournable pour se conformer aux engagements climatiques et pour assurer un avenir durable à la nation.
Les avantages du mix énergétique français
Malgré ses défis, la France bénéficie d’avantages indéniables dans sa production électrique. Le pays est exportateur net d’électricité en Europe et a connu un nouveau record d’exportations en 2025, avec 92,3 TWh, un volume comparable à la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique. Cette capacité d’exportation est le résultat d’une production largement décarbonée et d’une compétitivité reconnue, rendant l’électricité française attractive à l’échelle internationale.
Les prix de l’électricité en France
Sur le plan économique, la France affiche des prix de l’électricité parmi les plus bas d’Europe, surtout en comparaison avec l’Allemagne et l’Italie. Le prix spot moyen de l’électricité en 2025 est de 61 euros par MWh, bien en dessous des sommets atteints lors de la crise énergétique de 2022, où le prix moyen était de 275,9 euros par MWh. Cette situation positionne la France en tant que leader en matière de compétitivité dans le secteur énergétique européen.
Rôle de la France en tant que carrefour électrique en Europe
La France joue un rôle stratégique en tant que carrefour électrique en Europe, avec des exportations d’électricité qui transitent bien au-delà des pays limitrophes. Ce statut lui permet de renforcer sa position économique tout en participant à la transition énergétique à l’échelle continentale. Le développement des infrastructures pour faciliter ces échanges est essentiel pour soutenir cette dynamique et encourager des synergies énergétiques entre les différents pays européens.
Alors que la France se trouve à un carrefour décisif de sa transition énergétique, la stabilité de sa consommation électrique en 2025 met en lumière les défis persistants à surmonter. Avec des efforts concertés en faveur de l’électrification et une volonté d’intégrer des énergies renouvelables dans tous les secteurs, le pays peut espérer atteindre les objectifs climatiques nécessaires à un avenir durable.

Témoignages sur la consommation électrique en France en 2025
La situation de la consommation d’électricité en France en 2025 marque une stagnation notable. Selon les données de RTE, la consommation est restée stable, atteignant un total de 451 TWh. Ce chiffre, qui ne montre qu’une légère augmentation de 0,4% par rapport à 2024, révèle un retard alarmant dans les objectifs d’électrification du pays.
Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l’économie chez RTE, souligne que la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale n’a pas connu de progression significative. Au regard des 560% d’énergies fossiles qui dominent encore le mix énergétique français, il n’est pas surprenant de constater que l’électrification des usages accuse un certain retard, surtout dans des secteurs tels que les transports et l’industrie.
De plus, l’analyse montre que les chiffres actuels de la consommation d’électricité se situent encore 6% en dessous des niveaux d’avant la pandémie de Covid-19, ce qui met en lumière une stagnation plutôt préoccupante. Malgré la volonté du gouvernement d’initier une transition énergétique vers less énergies renouvelables, la transition semble rester en deçà des attentes.
Malgré cette situation, une bonne nouvelle émerge : la production d’électricité en France est largement décarbonée, avec des niveaux de production bas-carbone atteignant 95,2%. Cet aspect pourrait donner à la France un avantage décisif pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles à l’avenir.
En outre, la France bénéficie d’un statut d’exportateur net d’électricité, atteignant un niveau record avec 92,3 TWh en 2025. Ce surplus, qui se compare à la consommation annuelle d’un pays comme la Belgique, témoigne d’un fort potentiel pour l’avenir énergétique du pays, tout en offrant un prix de l’électricité parmi les plus bas d’Europe.
Malgré ces atouts, le défi reste de décarboner les autres secteurs dépendants d’énergies fossiles. Alors que le gouvernement attend de dévoiler un plan d’électrification de l’économie, la pression pour une transition efficace et rapide se fait de plus en plus sentir.

