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EN BREF
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Le reportage met en lumière l’engagement croissant des hôpitaux dans la lutte contre le changement climatique. À l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, une éco-team a été formée par des médecins comme Haresh Naik pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les initiatives comprennent le remplacement de gaz anesthésiants nocifs par des alternatives moins polluantes, l’optimisation de l’usage des chaudières, et l’instauration d’un tri des déchets à usage unique. En parallèle, des actions en faveur de la mobilité douce ont été mises en place, facilitant l’accès à des alternatives durables pour les employés. Ces efforts illustrent une prise de conscience collective et un désir sincère de décarboner le secteur hospitalier.
Les hôpitaux, souvent perçus comme de simples institutions de soin, prennent aujourd’hui des mesures significatives pour réduire leur empreinte carbone et contribuer à la protection de l’environnement. Ce reportage se penche sur les initiatives innovantes mises en place par certains établissements, plongeant dans les pratiques durables adoptées au sein de ces structures, notamment à l’hôpital Iris Sud d’Ixelles. Entre l’utilisation d’anesthésiques moins polluants, la mise en place de systèmes énergétiques performants, et le tri des déchets, découvrons comment ces établissements se mobilisent au quotidien pour un avenir plus vert.
Un changement de pratiques au bloc opératoire
Au cœur des interventions chirurgicales, les substances anesthésiques jouent un rôle clé dans le bien-être des patients. Cependant, leur impact sur l’environnement est souvent méconnu. Haresh Naik, médecin anesthésiste à l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, a souligné la transition d’un gaz anesthésique très nocif, le desflurane, vers un produit beaucoup moins polluant, le sevoflurane. Ce dernier est reconnu pour être vingt fois moins nocif sur le plan environnemental, démontrant que l’industrie de la santé peut évoluer vers des solutions plus responsables.
La création d’une éco-team
Conscients de leur responsabilité, Haresh Naik et ses collègues ont fondé une éco-team dont l’objectif est de réduire l’empreinte carbone de l’hôpital. Une mission d’importance puisque les hôpitaux représentent environ 5 % des émissions de gaz à effet de serre. L’éco-team s’engage à trouver des solutions durables et respectueuses de l’environnement tout en garantissant la sécurité et le confort des patients.
Des infrastructures innovantes pour une énergie renouvelable
Depuis 2019, l’hôpital Iris Sud a investi dans des infrastructures écologiques en remplaçant ses chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation, comme l’explique Reza Esmaeilzadoh, Responsable Énergie et Développement Durable. Cette transformation a permis d’économiser plus de 400,000 € entre 2019 et 2024 et a contribué à une consommation d’énergie plus responsable.
Séparation des systèmes d’eau
Un autre pas vers la durabilité a été la séparation des systèmes d’eau chaude sanitaire et de chauffage. Cela permet non seulement de réduire la consommation d’énergie, mais aussi d’optimiser le fonctionnement des installations. Chez Iris Sud, chaque détail compte pour diminuer les coûts et l’empreinte carbone.
Optimisation du refroidissement des équipements
Les appareils médicaux, comme les IRM, exigent une grande quantité d’énergie pour leur fonctionnement, notamment pour le refroidissement, qui peut consommer jusqu’à 80,000 kW/an. Pour faire face à ce défi, l’hôpital a conçu une méthode innovante permettant d’utiliser la température extérieure pour refroidir les machines lorsque les conditions le permettent.
Jouer avec la météo pour réduire la consommation
Reza Esmaeilzadoh a partagé que, durant les périodes de froid, les machines frigorifiques peuvent être mises hors service, permettant ainsi au système de refroidissement de fonctionner grâce à la température ambiante. Cette approche permet à l’hôpital de diminuer son empreinte énergétique tout en maintenant des standards de soins élevés.
Tri et recyclage au sein de l’hôpital
Les déchets hospitaliers sont une réalité constante du secteur de la santé. Il est donc essentiel de s’attaquer à cette problématique en améliorant les processus de tri et de recyclage. L’hôpital Iris Sud a mis en place des initiatives pour sensibiliser son personnel au tri des déchets, surtout pour le matériel à usage unique qui est souvent problématique.
Des sacs et fûts identifiés pour un meilleur tri
Assi Ahmad, Chef Adjoint du bloc opératoire, explique comment ils ont introduit des sacs bleus pour le tri des plastiques et cartons, en plus des fûts jaunes réservés aux déchets coupants et infectieux. En amortissant les déchets incinérables, l’hôpital a réussi à réduire de 10 tonnes le volume de déchets produits, ce qui est une avancée significative dans leurs efforts de durabilité.
La mobilité au service de l’environnement
Une autre facette essentielle de cet engagement écologique est la mobilité du personnel. La direction a mis en place des formations pour encourager l’utilisation de moyens de transport plus durables. Marine Berger, responsable du site, raconte les actions mises en place pour favoriser les mobilités douces et réduire les trajets en voiture, avec plus de 50 % des collaborateurs utilisant désormais ces alternatives.
Un facilitateur mobilité pour des changements concrets
Cinq ans après le lancement de ces initiatives, les résultats parlent d’eux-mêmes. Des coachings individuels ont été offerts pour aider le personnel à repenser leurs trajets domicile-travail, menant à un changement significatif dans les habitudes de déplacement. Ce modèle peut être appliqué dans d’autres hôpitaux pour de futures réussites en matière de durabilité.
Une prise de conscience sectorielle
La quête de décarbonation ne se limite pas à des initiatives isolées; elle fait partie d’un effort coordonné au niveau du secteur. L’ensemble des hôpitaux prend conscience de l’importance de leur rôle dans la lutte contre le changement climatique. L’adoption de pratiques durables est devenue une nécessité, et les initiatives développées à l’hôpital Iris Sud montrent que des résultats concrets sont possibles.
Une volonté de transformer les mentalités
Les acteurs de la santé s’attaquent à des enjeux cruciaux à travers divers programmes et études. Des articles comme ceux rédigés dans des revues scientifiques explorent les défis du changement climatique et les implications pour les professionnels de la santé. La prise de conscience met en lumière l’interaction entre le bilan carbone et la santé publique, soulignant ainsi l’importance d’agir maintenant pour préserver l’avenir.
Perspectives d’avenir pour les établissements de santé
À mesure que l’engagement pour des pratiques plus durables se renforce, les hôpitaux doivent continuer à explorer de nouvelles pistes. La transition vers une écologie durable nécessite non seulement des investissements financiers, mais aussi un changement dans les mentalités et les habitudes de travail de chacun.
Viser un avenir hospitalier plus vert
Les initiatives à l’hôpital Iris Sud d’Ixelles illustrent un modèle de ce que d’autres établissements peuvent adopter. De l’optimisation des ressources énergétiques au tri des déchets, chaque mesure compte dans la lutte contre la pollution et le changement climatique. Il est crucial que ces exemples inspirent d’autres hôpitaux à suivre cette voie.
Pour en apprendre davantage sur les actions entreprises par les hôpitaux pour sauver la planète, vous pouvez consulter le reportage « Les hôpitaux au chevet de la planète », accessible sur RTBF Auvio.
Enfin, en explorant les défis du changement climatique, le secteur de la santé a la responsabilité d’innover et de s’adapter pour garantir un avenir viable. Les actions menées constituent des étapes essentielles et encouragent tous les acteurs à agir pour préserver notre planète.
Pour voir des exemples similaires d’engagements écologiques dans d’autres établissements, vous pouvez visiter des liens tels que : Hôpital des Côtes-d’Armor et Hôpital de Saint-Dié.

Les hôpitaux s’engagent pour sauver la planète
Dans le cadre de leurs efforts pour réduire leur empreinte carbone, l’hôpital Iris Sud d’Ixelles a pris des mesures significatives. Selon Haresh Naik, médecin anesthésiste, « nous avons remplacé le desflurane, habituellement utilisé pour l’anesthésie, par du sevoflurane, qui est 20 fois moins néfaste pour l’environnement. » Cette initiative s’inscrit dans un plan plus large de décarbonation, car le secteur hospitalier est responsable d’environ 5% des émissions de gaz à effet de serre.
Pour Reza Esmaeilzadoh, responsable Energie et Développement Durable, les transformations ne s’arrêtent pas là. « Depuis 2019, nous avons investi dans de nouvelles infrastructures, notamment en remplaçant nos chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation. Cela nous a permis d’économiser 400,000€ entre 2019 et 2024. » De plus, l’hôpital utilise des technologies innovantes pour le refroidissement de ses machines : « Quand la température extérieure est basse, nos machines frigorifiques ne sont pas nécessaires et nous profitons de l’air extérieur pour refroidir. »
Un autre aspect important de l’engagement de l’hôpital concerne la gestion des déchets. Assi Ahmad, chef adjoint du bloc opératoire, souligne l’importance du tri : « Au bloc, nous avons sensibilisé notre personnel au tri, en mettant en place des sacs spécifiques pour les plastiques et cartons. Grâce à nos initiatives, nous avons réussi à diminuer le volume de déchets incinérables de 10 tonnes. » Cette démarche témoigne d’une volonté de réponse à une législation stricte concernant les déchets médicaux.
La question de la mobilité a également été prise en compte, comme le souligne Marine Berger, responsable du site : « Nous avons mis en place des coachings avec un facilitateur mobilité, permettant à plus de 50% de nos collaborateurs d’utiliser des mobilités douces pour leurs trajets domicile-travail. » Cette approche favorise une plus grande responsabilisation du personnel envers l’environnement.
Décarboner le milieu hospitalier est un véritable défi, mais l’ensemble du secteur est mobilisé et conscient de l’importance d’agir pour protéger notre planète.

